Il faut nous recentrer sur les fondamentaux !

Publié le par RanDom

Eh bien nous avons eu chaud : finalement, la consultation de ce blog restera gratuite. Hier, le débat tourna vite court entre Pignouf87 et moi. Il aurait été suicidaire de quémander une pièce sonnante et trébuchante à chaque clic de souris. Par contre, nous nous sommes mis d'accord sur un point de méthode rugbystique : "il fallait nous recentrer sur les FON-DA-MEN-TAUX" (avec l'accent du sud que vous ne pouvez percevoir à travers ces mots).

Nous nous sommes alors attelés à la définition de nos fondamentaux, au rappel de nos références :
- si ce blog était une émission de radio ou un film de cinéma, à quoi voulait-on qu'il ressemblât ? (
Pour les réponses, lire l'article paru hier)

Les questions d'aujourd'hui :
- si ce blog était un livre ou une revue, à quoi voulait-on qu'il ressemblât ?

A quel livre voulait-on que ce blog ressemblât ?

Le choix de RanDom : Claudio Magris, DANUBE, traduit de l'italien par J et M.-N. Pastureau, éd. Gallimard, "L'arpenteur", 1988, 504 pages.
Qu'est-ce que c'est ? "Danube se présente comme un journal de voyage sentimental des sources au delta du grand fleuve, de la Forêt-Noire à la mer Noire, où l'évocation des paysages débouche sur celle d'oeuvres littéraires, où l'allusion à des événements tourne à la méditation historique, sans que soient délaissées l'anecdote personnelle, la réaction intime où l'auteur fait passer un grand souffle humain et chaleureux, avec quelques touches de colère, d'érotisme et de désillusion. Itinéraire initiatique d'un lettré à travers les sites et les rites majeurs de la Mitteleuropa ou simple visite, librement et lyriquement commentée, d'une galerie de grands portraits des lettres et de la pensée européenne : Canetti, Celan, Kafka... voire synthèse entre histoire, géographie, littérature, philosophie, politique, économie et arts pour un tourisme éclairé, critique et vivifiant à la suite d'un Stendhal ou d'un Chateaubriand. A travers mille et unes rencontres, Claudio Magris nous plonge dans le cours du grand fleuve au bord duquel les migrations et les mutations ont modelé le destin des Européens que nous sommes."
Pourquoi ? Je commençais mes études d'histoire et je suis tombé sur ce livre. Ce fut une véritable bouffée de liberté. La liberté de ne pas tout comprendre mais de continuer à lire comme aspiré par un souffle littéraire que je n'avais alors jamais connu. Cette abondance de mots dressait devant moi une série de portes et, à chaque page, il me fallait trouver la serrure et, trouvant la serrure, j'étais joyeux de me retrouver devant une nouvelle porte... Ainsi de suite, jusqu'à la fin du livre que je ne voulus plus refermer pour de bon. Je n'avais la culture que d'un jeune à l'entrée de ses vingt ans. Cet ouvrage me servit alors de Bible. Combien d'auteurs, d'histoires, de lieux ai-je découvert grâce à lui, comme un lecteur d'Homère ou de la Bible qui cherche à reconstituer le monde d'Ulysse ou de Moïse... Je me suis alors fixé des commandements pour que cette culture serve au moins à m'épanouir :

1) Ne jamais me contenter de livres dont la seule beauté résiderait dans la facilité de lecture, le prix attractif en tête de gondole, la publicité gratuite qui nous demande d'enfoncer des portes grand ouvertes, mais au contraire toujours chercher à repousser les limites de l'intelligence par des ouvrages où il faudrait trouver les clefs et les serrures avant d'en découvrir les charmes.

2) Développer ma curiosité en approfondissant cette lecture par de nouvelles lectures. Suivre le sentier tracé par l'écrivain. Le plus loin possible. Edifier ma bibliothèque toute personnelle sans tenir compte de l'actualité mais en tenant compte de mes initiations intimes et progressives. Tisser son réseau de livres comme on tisse un réseau d'amis. Qu'on délaisse parfois mais auprès desquels on revient le plus souvent, à divers âges de notre vie.

3) Lâcher prise et accepter d'être dépassé par ces phrases. Ne pas revenir en arrière pour mieux les saisir mais seulement copier et recopier celles qui sonnent en moi comme des battements de coeur. Ingérer les oeuvres pour en tirer une substantifique moelle. A force, certaines d'entre elles surgissent à mon esprit, à certains moments de la journée, comme pour établir un dialogue entre un auteur et moi. Par exemple, cuisiner des pâtes en présence d'Antonio Tabucchi... Ma bibliothèque doit sans doute déborder de ma cervelle et commencer à pomper l'acide gastrique de mon estomac... Exemple : le dialogue des quatre vieux,
à la terrasse du café Louisiane, qui s'entendent au lieu de discuter.

Le choix de Pignouf87 :
Andrea Camilleri, La Voix du violon, et les autres enquêtes du commissaire Montalbano, disponibles en poche (Pocket), traduites de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani.
Pourquoi ? Il suffit de lire un passage comme celui-ci pour comprendre pourquoi !
"Allo, dottori ? Dottori, c'est vous-même en pirsonne au tiliphone ?
- Moi-même en pirsonne même, Catarè. parle tranquille."
Catarella, au commissariat, ils l'avaient mis à répondre aux coups de fil dans la conviction erronnée que là, il pourrait faire moins de dégâts qu'ailleurs. Montalbano, après quelques emmerdements de première grandeur, avait compris que le seul moyen d'avoir avec lui un dialogue dans les limites de délire tolérables, c'était d'adopter le même langage que lui.
"Je vous demande votre pardonnement et votre compression, dottori." Aïe, aïe. Il demandait pardon et compréhension. Montalbano tendit l'oreille, si le soi-disant italien de Catarella devenait cérémonieux et pompeux, cela signifiait que la quistion n'était pas légère.
"Parle sans hésitement, Catarè.
- Trois jours passés, on vous a cherché précisément vous de vous, dottori, vous étiez pas là, mais je me suis oublié de vous faire la référence.
- D'où est-ce qu'on a appelé ?
- De la Floride."
Il fut frappé de terreur, littéralement. En un éclair, il se vit en survêtement en train de faire du footing avec de vaillants et athlétiques agents américains de l'Antinarcotic Bureau lancés avec lui dans une complexe enquête sur le trafic de drogue.
"Juste par curiosité, comment vous vous êtes parlé ?
- Et comment devait-on se parler ? En italien, dottori.
- Ils t'ont dit ce qu'ils voulaient ?
- Bien sûr, tout sur chaque chose, ils me dirent. Ils dirent comme ça que mourusse la femme au vice-questeur Tamburanno."
Il poussa un soupir de soulagement, pas moyen de se retenir. C'était pas de Floride qu'ils avaient appelé, mais du commissariat de Floridia, à Syracuse. Caterina Tamburrano était très malade depuis un moment et la nouvelle ne le prenait pas par surprise.
"Dottori, toujours vous en pirsonne, vous êtes ?
- Toujours moi, je suis, Catarè, j'ai pas changé.
- Ils dirent que les funébrailles, ils les faisaient jeudi matin à neuves heures."

(...) Quand il sortit de la maison, prêt à partir, il y avait Gallo, le chauffeur officiel du commissariat, qui jubilait :
"R'gardez moi ça, dottore ! Regardez les traces ! Vous voyez un peu la manoeuvre ! J'ai fait tourner la voiture sur elle-même !
- Bravo, dit sombrement Montalbano.
- Je mets la sirène ? demanda Gallo au moment où ils partaient.
- Oui, dans ton cul, répondit Montalbano, mauvais."
Et il avait fermé les yeux : il n'avait pas envie de parler. Dès qu'il vit que son supérieur fermait les yeux, Gallo, qui souffrait du complexe d'Indianapolis, commença à augmenter la vitesse pour atteindre un kilométrage horaire à la hauteur des talents de conducteur qu'il s'attribuait. Et c'est ainsi que, pas même un quart d'heure après le départ, survint le choc. Au grincement des freins, Montalbano rouvrit les yeux mais ne vit rin de rin...
Eh bien, à la lecture de ces deux extraits, vous comprenez peut-être mieux le choix de Pignouf87. Je pense qu'il est Catarè sur les bords à moins qu'il ne veuille se sentir moins seul en transformant ce blog en bug sicilien !


A quelle revue voulait-on que ce blog ressemblât ?

Le choix de RanDom :
L'Histoire.
Pourquoi ? Dans ma bibliothèque, les numéros de ce mensuel s'alignent depuis 1994. J'avais obtenu le bac cette année-là et me suis abonné au début de mes études d'Histoire à la faculté de Tours. Depuis, je n'utilise pas seulement ce périodique comme un outil de travail mais surtout comme une invitation au voyage. J'aime remonter le temps si cela me permet de mieux saisir les enjeux actuels. J'ai donc l'impression de me sentir plus intelligent à la lecture de ces articles stimulants. Parmi le comité de rédaction écrit Maurice Sartre, spécialiste de l'Antiquité orientale et mon directeur de recherches, lors de la rédaction de mon mémoire de maîtrise en 1998. Je retrouve les premiers numéros (1994-1998) qui me rappellent ces années fac avec autant de plaisir que les numéros suivants qui me rappellent ma formation professionnelle (de 1999 à 2001), mes années de prof en ZEP (2001-2004) puis mes années en val d'Auzette (depuis 2005).
L'Histoire participe aux Rendez-Vous de L'Histoire à Blois dont l'un des partenaires est, justement, l'Université François Rabelais de Tours. Il s'agit pour moi d'une référence autant historique que professionnelle et identitaire.

Le choix de Pignouf87 : L'Equipe ou Courrier International.
Pignouf87 utilise plusieurs sources d'information pour comprendre le monde. Mais il n'aime pas trop affronter les Unes de face. Il préfère des points de vue "extérieurs" et aborde sa planète sous l'angle du sport (L'Equipe) ou à travers le regard de ses voisins terriens (Courrier International). N'oubliez pas que Pignouf87 est du genre à se vanter d'avoir appris la géographie grâce aux résultats sportifs. Et c'est vrai qu'il aime bien
l'esprit des sports mais aussi l'esprit des clochers. J'ai déjà écrit, dans l'article précédent que Pignouf87 s'est même forgé une philosophie à base de balles et de ballons. La géographie, Pignouf87 l'apprend aussi grâce au Courrier International. Il peut faire le tour du monde en quelques pages sans voir les people et le Président monopoliser son cerveau disponible. La Terre tourne en effet avec ou sans la France et Pignouf87 s'intéresse, par exemple, au sort des femmes dans le monde plus qu'au sort de la première dame de France...

"Pignouf ? Qu'est-ce qu'il nous manque, encore, comme références ?
- Attends, j'ai tout noté ici ! Si notre blog était un invertébré articulé respirant par des trachées et dont le corps, enveloppé dans un tégument chitineux, est divisé en trois segments, quel serait-il ? Ensuite, si notre blog...
- Oh, oh, stop là ! Tu es sûr qu'on avait parlé de ça, Pignouf ?
- Ben oui... Si notre blog était une partie saillante du corps humain placée entre...
- Oh, oh, stop là, Pigne, j'ai peur d'entendre la suite ! On va faire plus simple !"
Si notre blog était une émission télévisée, s'il était un autre site internet, s'il était un morceau de musique, s'il était une chanson, à quoi voulait-on que notre blog ressemblât ?

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cat 17/10/2008 19:57

alors si tu veux ;)

peut etre que je connais quelqu'un qui pourrait t'aider
si tu ne veux pas que ton blog soit tout noir ou tout blanc,
et que tu puisses continuer à écrire en noir ou en couleur ;)


rho, j'ai donc beaucoup plus de soeurs que toi ;) mais je suis numéro deux comme toi (c'est ma mère qui dit que je suis sa numéro deux, elle dit aussi que je suis sa fille pas pareille ;) )

cat 17/10/2008 17:52

tu sais quoi ... tu sais quoi ... je préférais le design d'avant
la c'est tout blanc
je suis sûre que Pignouf est ok avec moi


sinon, je constate que tu as beaucoup de frères et soeurs ... moi aussi lol

bisous bisous (pour Ramdon et Pignouf :P)

RanDom 17/10/2008 19:51



Bonsoir Cat ! Eh bien, c'est difficile de mettre tout le monde d'accord ! Pignouf87 était effectivement contre le blanc trop propre mais je voulais écrire en noir ou
couleurs foncées pour mon confort... Avec un espace d'écriture suffisament large. Depuis ton commentaire, Pignouf87 fanfaronne et moi j'en avais marre de répéter : "Tu sais bien que Cat est une
réfractaire ! Elle est réfractaire à ce changement, mais je veux écrire noir sur blanc..." 

Alors, comment on fait : design, personnalisé, CSS... Jamais fait ça avant, moi ! Où est-ce qu'on met le tournevis pour rétrécir les marges ; et où est-ce que je frappe, moi, avec mon marteau,
pour que ça rentre tout dans les fenêtres. Côté bricolage, je suis nul ! Pour le moment, c'est comme çi c'est comme ça. Pas sûr que ce design survive à mon prochain changement d'humeur.

Le plus important, c'est d'écrire.

PS : un frère, une soeur, moi au milieu.



gari 17/10/2008 15:10

oui, douter , moi aussi je doute souvent face à
la toile blanche avant d'y mettre mes couleurs , et ce doute nous fait tous réfléchir
heureusement , méditez comme disent les orientaux,et ils ont raison ,

bon week à toi Random ;)

RanDom 17/10/2008 15:16



Merci, bon week-end à toi aussi Gari !



cat 17/10/2008 07:05

alors là, je suis bien d'accord, je me méfie toujours du livre qu'il faut absolument lire parce que ceci et cela

ma tite soeur, elle n'a que 17 ou déjà 17 ans,hein ça dépend du point de vue où je me situe ;) de mon humeur donc ... m'offre parfois des livres.
un jour, comme ça, elle voulait m'en offrir un ... on passe devant un amas de levy et musso ... et je lui dis de venir voir ... ne m'offre jamais ça, c'est de la M....E ... et elle me regarde, tu dis ça, mais tu en as déjà lu ... ben vi, ma soeur, sinon je ne dirais pas ça ;)

bref, un livre c'est un coup de coeur, pour moi, c'est souvent un titre qui m'interpelle .
par exemple, "car les hommes sont meilleurs que leur vie" ... ce titre, ça m'a donné envie, et à l'époque, j'ai eu du mal à le lire, pas à cause de l'histoire, mais la façon dont c'était écrit ...

je vois que Pignouf et toi êtes assez complémentaire, ce qui somme toute est plutot / carrément rassurant ;)

bonne journée, et pense que c'est bientot le oui kand !!!


sinon, ah oui, t'as fait tes études à Tours toi ... on n'était pas loin lol
Orléans for me ;)

bisous

RanDom 17/10/2008 12:12



La Vallée de la Loire est un peu ma Terre-Mère, surtout d'Orléans à Tours, avec Blois au milieu. Je suis donc heureux que tu viennes apporter un peu de ton
air orléanais sur mon blog qui s'écoule de l'Auzette à la Loire par la (Haute) Vienne. Cela me rappelle que je dois enrichir mon site d'images et de textes sur la culture
ligérienne. Parce qu'il n'y a pas que les Châteaux et les bons vins du côté de Tours. Je n'oublierais pas Orléans puisque j'y ai vécu un an et j'en garde de très bons souvenirs (une année
qui m'a fait entrer dans l'âge adulte ne s'oublie pas comme ça). 

Ma soeur aussi m'offre des livres. Elle a 28 ans et nous partageons beaucoup de choses. Elle ne conseille pas RanDom car elle sait que ce serait inutile. Elle peut tout de même me faire part de
ses coups de coeur, mais nous nous conseillons plutôt la liberté de lecture : elle aime Pennac et je crois que ce Pennac a un rapport particulier à la lecture que je peux apprécier. Par contre,
ma soeur (Marjorie, interviewée dans un article de ce blog) n'hésite pas à conseiller Pignouf87 : elle a des CP, alors Pignouf87 peut en profiter pour apprendre à lire aussi... Hein, Pignouf
? B et A ça fait BA...

... Oh, Oh, mon Gnouf adoré ! Ce n'était qu'une plaisanterie, calme toi ! Si maintenant tu ne comprends plus le second degré...

... Aïe aïe aïe, eh bien je te laisse, Cat, et merci pour tes mots. Il faut que je parte gérer un conflit comme il en existe tant dans la coblogation. Mais rien de grave, je te rassure. Je
connais mon Pignouf87 sur le bout des doigts : je sais ce qui lui fait plaisir. Et tous les deux nous te faisons un bisou. Enfin deux.



gari 15/10/2008 23:56

"J'aime remonter le temps si cela me permet de mieux saisir les enjeux actuels."
je suis daccord avec toi là dessus , l'histoire nous apprend beaucoup , car elle résonne au présent , tu as remarquer que je traine souvent en
faisant le clown sur ce forum OB , et parfois en poussant un coup de
gueule , meme vulgaire parfois , en fait le net me permet de voir plus de facette de l'" humain " , et cela m'aide dans mes barbouilles , toi j'ai l'impréssion que tu te cherches , et je pense que tu te trouvera , car tu as ce recul qui permet de voir plus loin ,
je te le souhaite en tout cas ,
oublies pas une chose importante , c'est vous les profs qui pouvez
ouvrirent les yeux aux générations qui arrivent ;)
salut Man !

RanDom 16/10/2008 18:29



Salut, Gari ! C'est vrai que par mes études d'histoire, je sais que les problèmes présents ne sortent pas de nulle part et qu'on
en récoltera les fruits dans notre avenir. Par mon métier, je me retrouve donc à transmettre un témoin entre nos anciens qui se sont épanouis au cours des Trente Glorieuses et les jeunes
générations qui n'ont connu que la "crise". J'ai ainsi appris à écouter et à prendre du recul. J'avoue que ma situation sociale me met à l'abri du besoin et j'en profite pour
m'engager et ne pas faire subir aux autres ce que je ne veux pas qu'on me fasse subir. Je t'ai d'abord découvert par tes oeuvres et je découvre maintenant l'artiste, ce qui me rend
plus humain l'art contemporain. Quant à la vulgarité, je ne l'ai pas encore trouvée chez toi qui restes intègre. Je l'ai trouvée, par contre, chez bien d'autres qui se disent pourtant
porteurs de "valeurs" et se font donneur de leçons. C'est ma responsabilité de professeur qui fait que je me cherche, et je me cherche toujours pour ne pas m'encroûter dans de
cyniques certitudes. Ce serait si facile pour moi d'observer tout ce beau monde individualiste comme un scientifique observe des rats de laboratoire en train de s'entretuer... Je me
cherche donc pour que, face à la bêtise que je peux entrevoir, je puisse semer le doute que je cultive au fond de moi. Et douter, c'est aussi garder l'espoir...