Festival Eclats d'Email JAZZ à Limoges

Publié le par RanDom

Manu Katché vient d’ouvrir, ce jeudi 13 novembre 2008, la troisième édition de ce festival, par « Playground » une bien jolie aire de jeu embellie par Anne Pacéo en première partie. Des événements uniques illuminent ce week-end avec la présence de l’organiste Rhoda Scott (vue en concert à Compiègne) et Otis Grand, surnommé le « Gentle Giant of Blues » (pour une date unique en France).  La semaine suivante débutera avec le jazzman arménien Tigran Hamasyan, que j’ai récemment découvert, et un accordéoniste qui reste à découvrir, Vincent Peirani, musicien polyvalent jouant avec bonheur dans des groupes aux identités musicales très différentes…

 

Voici donc quatre de mes as de coeur pour un carré cher au poker :

Anne Pacéo à la batterie

(1er album : « Triphase », novembre 2008)

Dans un univers musical où les femmes sont le plus souvent mobilisées pour leurs belles voix et où les hommes monopolisent les instruments, je me devais de débuter mon carré magique par cette femme battante et batteuse qui, à 24 ans, sort ce mois-ci son 1er album sur le label Laborie Jazz. Nommées « Talent scène » aux « Djangos d’Or » 2008, autant dire qu’elle a de l’avenir. Avec le pianiste Leonardo Montana et le contrebassiste Joan Eche-Puig, tout aussi jeunes, elle forme un trio qui tranche dans le vif de la modernité et ça donne Triphase. Anne Pacéo écume les nuits des clubs parisiens et même de New York. Dans son trio, Anne intervient à la batterie de manière stimulante mais sa formation fait preuve d’une cohésion faite de respect mutuel, d’écoute fervente et de connivence profonde. Leur goût de la mélodie et des acrobaties est rafraîchissant, en plus du plaisir qu’ils savent communiquer. Certains pourront leur reprocher de vouloir accumuler les difficultés, mais ce n’est sans doute que péché de jeunesse, compensé par l’originalité de leurs compositions.

 

Pour en savoir plus et écouter Anne Pacéo à la batterie, découvrez son site sur MySpace.

La vidéo suivante montre du jazz comme le jouent quatre femmes :

(Vous remarquerez qu’après deux mois de blog, je sais désormais y mettre une vidéo !

Mais n’oubliez pas de fermer l’écoutille, cela gâcherait ce plaisir…)

 

J  Anne Pacéo à la batterie ;

J  Rhoda Scott à l’orgue Hammond (elle est aussi présente à Limoges pour le festival) ;

J  Alexandra Grimal au saxo ;

J  Lisa Cat-Berro au saxophone alto.

 
Manu Katché à la batterie (« Playground »)

Il serait dommage de ne connaître Manu Katché que par sa participation au jury de La Nouvelle Star (de 2004 à 2007). D’une part, parce que depuis le vendredi 13 avril 2007, le batteur présente sa propre émission sur arte (One shot not), or qui peut se targuer d’avoir réussi avec succès son passage de M6 à arte ? Qui peut se targuer d’avoir obtenu en 1985 le prix du meilleur arrangement aux Victoires de la musique pour l’album de Michel Jonasz (Unis vers l’uni) ? Qui peut se targuer d’avoir connu la célébrité à partir de 1986 en jouant sur l’album So de Peter Gabriel ? Qui peut se targuer d’être l’un des batteurs les plus en vue de vos vingt dernières années, jouant aux côtés d’une multitude de musiciens de classe mondiale ? Qui ? Eh bien Manu Katché ! Il rapporte avoir été particulièrement impressionné, à l’âge de 15 ans, par un disque du guitariste John Abercrombie, ainsi que par le jeu au piano de Keith Jarrett. Depuis 1989, il mène une collaboration fructueuse avec le saxophoniste norvégien Jan Garbarek. En 2007, il sort un nouvel album, en leader chez ECM, avec les jeunes musiciens polonais Marcin Wasilewski et Slawomir Kurkiewicz. Alors pour tout ça, n’hésitez pas à pénétrer son aire de jeu.

 

Voir le website de Manu Katché.
Regarder le clip de Manu Katché : « Playground » (sur Dailymotion).
Découvrir One shot not sur le site d'arte.


Tigran Hamasyan (piano)

Né à Gyumri (Arménie) en 1987, Tigran écoute des mélodies de jazz à 7 ans et en improvise sur son piano (je ne remonte pas jusqu’à ses 2 ou 3 ans, vous savez, l’enfant prodige, quoi !) À l’école de musique, il appréhende la technique à une telle vitesse qu’il atteint très tôt un haut niveau et une vision du jazz unique. Il n’a que dix ans lorsque ses premières compositions voient le jour. En 1998, sa participation au premier Festival de jazz International de Yerevan tourne une nouvelle page de sa vie créative en le révélant au monde. Il fait par la suite de nombreuses rencontres et se fait connaître au sein du jazz européen. Il gagne une dizaine de prix à des concours internationaux, se produit dans de nombreux concerts et festivals, comme aujourd’hui, celui de Limoges. Il enregistre deux albums.

Dans la vidéo suivante, vous trouverez la présentation de Tigran Hamasyan sur France 3 Centre, à l'occasion d'un passage à Orléans.



Retrouvez Tigran Hamasyan sur son website.

Vincent Peirani (accordéon)

Le Festival Éclats d’Émail me fait découvrir ce musicien qui commença l’accordéon à 11 ans. Il fit d’abord des études de clarinette classique à Nice et obtient déjà des Premiers Prix. Entre 1994 et 1998, il obtient plusieurs Prix internationaux d’accordéon classique en Allemagne, en Italie, en Suisse, grâce auxquels il peut se produire dans de nombreux Festivals à travers l’Europe, en tant que soliste (Bayreuth, Salzburg, Vienne, Rome, Stockholm, et j’ajoute avec ma fierté néo-limousine : Limoges !) C’est en 1998 que Vincent Peirani s’oriente vers le jazz et là encore, il accumule les Prix (dont le Premier Prix mention Très Bien au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, département Jazz et Musiques improvisées). Il travaille avec de nombreux grands noms comme Daniel Humair, Glenn Ferris, Steve Lacy, Lee Konitz, Bernard Lubat… En 2003, il remporte le Premier Prix d’orchestre du concours international de Jazz de la Défense, pour son duo avec Vincent Lê Quang. Maintenant que nous savons, pour la collection de Prix, nous voulons en savoir plus, sur cette musique qui n’a pas de prix !

Découvrez Vincent Peirani sur MySpace.

En mettant sur le devant de la scène, aux côtés de jazzmen renommés, de jeunes musiciens primés, qui ont déjà beaucoup d'expériences et un bel avenir, le Festival Jazz de Limoges commence bien ! Et ce n'est pas fini...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Koulou (flegroll) 15/11/2008 23:25

le premier as, il m'a fallu un moment pour rentrer dedans, mais une fois qu'on y est elle est bonne... (nan pas la batteuse ! la ziiique ! Pfff ! )

RanDom 16/11/2008 15:13



Oui la zique est bonne et la batteuse nous manierait bien à la baguette ;) Salut Koulou !



cat 15/11/2008 20:14

je ne m'inquiète pas ;) je trouve cela plutot sain d'avoir sa madeleine de Proust ;)

ben je ne lirais pas ... mais peut etre que je mettrais un petit mot


:0010:

RanDom 15/11/2008 20:29


Eh bien chat c'est gentil ;)
D'ailleurs, il y a plein d'articles qui bouillonnent dans ma tête, donc l'article sports & clochers ne va pas rester trop longtemps à l'écran... 

Pignouf te souhaite une bonne... troisième mi-temps ;) 
RanDom va prendre sa douche...

Big bisous.


cat 15/11/2008 20:02

oui, je comprends ça ... que tu n'ailles pas quand tu as des migraines.

et comme tu dis, il y a des choses qu'on veut faire à deux, parce qu'on a envie d'être deux pour le voir, pour entendre, enfin voilà ... ces petits moments que l'on a besoin de partager.

j'écoute tout ou presque, cela dépend des moments. mais j'aime découvrir d'autres choses. alors j'apprécie quand on me fait sortir de mon petit univers ;)

bisous bisous

RanDom 15/11/2008 20:11



Hum... J'espère que tu en as profité... Parce que mon prochain article sur les sports (et surtout foot compris), ça va pas te donner envie de partager, désolé...
Mais c'est mon petit instant d'enfance qui ressurgit chaque week-end. Or à cette période de l'année, je pense à tous les sportifs qui se défoulent sur des terrains bien
boueux pour l'honneur de leur clocher. Moi, j'ai fais ça quand j'étais ado, avec un beau maillot rouge de L'AS Luynes (je nageais dedans). Tout le monde se demandait ce que je faisais sur le
terrain, vu ma maladresse et mon poids mouche, mais j'ai marqué des buts, y a pas que Zidane ! Bisous... Et rassure toi, le foot n'est pas une passion dévorante, c'est juste une madeleine de
Prou(s)t.

:0010:



cat 15/11/2008 19:33

tiens tiens, un passage par le festival de jazz d'orléans. c'est un des trucs que je ferais un jour, aller au festival du jazz ... mais je ne veux pas y aller toute seule !!!

j'ai pris plaisir à écouter les musiques que tu as mises

tu n'y vas pas ? au festival ?

bisous :0010:

RanDom 15/11/2008 19:58



Pour Tigran Hamasyan, c'est complet. Et moi non plus, je ne veux pas y aller tout seul. Pour la musique classique ou pour le rock, je peux trouver de la compagnie,
mais pour le jazz, c'est plus dur...
Avec ma migraine latente actuelle, je préfère ne pas me noyer l'esprit dans ces salles de concert où je serais pris de vertige. Le programme de vendredi prochain est intéressant : (Pilsen
Jazz Quintet que j'aimerais découvrir et surtout mes favoris : Hadouk Trio). J'irais sans doute traîner du côté des showcases (pour rencontrer quelques artistes) ou des petits concerts qui sont
donnés à côté. J'ai acheté l'album d'Anne Pacéo et d'Hadouk trio. Comme tu dis, y aller seul, cela ne permet pas de partager...

Et c'est dur de partager son goût pour le jazz. J'ai découvert cette musique il y a quelques années, mais j'ai du mal à dire pourquoi j'aime bien. A l'époque, je dévorais la littérature
américaine. Et j'écoutais le jazz... C'est une musique qui me fait rêver ou qui m'ennuie mais il y a toujours des instants magiques pendant lesquels les musiciens te transportent où ils
veulent... Ils te font lâcher prise : J'écoute avec réserve et à force, ils brisent ma carapace, et mon cerveau commence à se libérer, et ça peut aller jusqu'à la transe (et donc la danse).
J'aime toutes les musiques, mais surtout le jazz, qui m'ouvre un espace dans lequel je peux m'évader.

Mais j'ai encore beaucoup à apprendre. Parce que moi, la musique, je ne suis pas tombé dedans à l'enfance !

Bisous