Isabel et les vents doux (3)

Publié le par Dam

Pignouf vend cette histoire depuis 2004. Il trouva le manuscrit sur le rebord d'une fenêtre, dans l'appartement qu'il loua cette année-là, à Compiègne.

Ce texte est une suite :
Isabel et les vents doux (1) - Isabel et les vents doux (2).

9ème ÉCLAT DE RIRES :

        Les peintres m'ont lâché : il n'y a plus d'horizon ni de perspective... Il n'y a que des lignes de fuite. Tout ce que j'observe à présent n'est plus de profil : tout ce que j'entrevois est le  sommet  d'une chose. Je suis moi-même au  sommet  de  mon   crâne   éc-aile-até  /  éc-air-asé. Crâne d'Homo sapiens sapiens aux dents déployées. Fou rire parce que je ne sais plus si je tombe en déchirant mes ailes ou si je m'envole en polluant les airs. Fou rire parce que je ne plane plus comme je planais au cours de mon adolescence Homo perverse perverse. Je me suis marié. Tout est planifié : ma tombe est sous ce platane, mon corps sera sur la dalle. Mon âme s'enverra donc en l'air.

        Et tout est écrit, là-haut sur le rebord d'une fenêtre, en quelques pages... Vous les lirez à celle que j'aime malgré ça, ce langoureux fratras.

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Pignouf a pris le manuscrit de Monsieur Labat, il en tire de jolis bénéfices. Un jour, il rencontra Isabel mais ça, c'est une autre histoire. En attendant, vous pourrez continuer de lire cet histoire dans l'article suivant : Isabelle et les vents doux (4)...

Publié dans Marchand d'histoires

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Catgirl 22/04/2009 19:33

seules les grandes lignes sont écrites, et l'entre les lignes restent à écrire, pas monsieur labat, pas pignouf, par toi, par moi, par n'importe lequel d'entre nousj'attends la suitecurieuse ...bisous

Catgirl 22/04/2009 19:32

seules les grandes lignes sont écrites, et l'entre les lignes restent à écrire, pas monsieur labat, pas pignouf, par toi, par moi, par n'importe lequel d'entre nousj'attends la suitecurieuse ...bisous