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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 15:00

La fée frisée de Koulou m'a rappelé un ancien article que j'avais rédigé le lundi 15 septembre 2008, mon blog à peine créé. Je profite donc de cette belle muse pour revenir à ma perception de la beauté féminine. Plusieurs femmes sont déjà à l'honneur sur les rives de l'Auzette, de ma soeur à Germaine Tillion. La semaine prochaine, je parlerai d'une historienne que j'ai découverte il y a peu et dont le parcours m'a beaucoup touché.

L'article suivant se trouvait dans la rubrique "
Boîte de Pandore", mais j'ai préféré renommer cette catégorie d'articles : "Où vous êtes Auzette ?
" pour y mettre toutes les réponses que je cherche régulièrement dans mon imaginaire, dans ma culture, comme dans mon entourage ou dans mon avenir. 

Pour commencer, cherchons la beauté dans un monde où les femmes anonymes côtoient l'unique et divine Vénus.

Quoi de commun entre un photographe catalan et un sculpteur grec ?
Je ne m'étais pas posé la question jusqu'à ce que mes yeux tombent sur un cliché de Joan Colom...

Pour en savoir plus sur ce photographe : cliquer ci-dessous.
"Joan Colom : les gens du Raval"
Exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson jusqu'au...
30 juillet 2006 (trop tard!)


Joan Colom se fond dans le décor. Il immortalise un quartier populaire de 1958 à 1961. Ses instantanés noir et blanc, au gros grain et aux lumières qui caressent les corps, bousculent l'imagerie d'une Espagne chaste, catholique et franquiste.
Je regardais donc
cette photographie...
Les passants
se retournent
au passage 
d'une femme.
On échange
nos regards.

Les plis,
la ceinture,
puis les courbes.
Que vois-je en réalité ?
Autrement dit, à quoi me fait penser le cul
sur lequel
semble insister
le photographe...

Chacun
a sa petite idée.
Chacun
a sa petite culture.

Plus je regarde 
cette photographie,
les plis,
la ceinture,
et les courbes,
Plus je vois
la sculpture.


Ce pourrait être n'importe quelle sculpture.
J'ai choisi un modèle du genre.
Une statue qui fait la fierté du
Louvre :
la Venus de Milo.

Les sculpteurs grecs nous ont appris à goûter la beauté des femmes et des hommes. La beauté de leurs corps.
Que représente le sculpteur ?
Ou bien la beauté féminine : une femme est forcément belle puisque la beauté qui séduit les hommes est l'essence même des descendantes de Pandore ?
Ou bien simplement une belle femme dont la beauté, justement, la distingue des autres femmes ?
Ou bien finalement La belle femme, la déesse, la plus belle d'entre toutes qui remporta la pomme de discorde : Aphrodite (Venus) ?

Je laisse à chacun sa petite idée...

Pour ma part, la photographie de Joan Colom, avec cette femme qui nous tourne le dos mais qui nous présente son... hum... me rapproche plus des sculptures grecques que des mannequins qui montrent leur derrière dans les magazines féminins ou les revues de charme.

Mais je laisse à chacun sa petite culture, sa petite sculpture...
On croit que la culture est essentiellement intellectuelle, voire spirituelle, mais il y a une culture charnelle qui guide notre perception de la nature. Il est de notre devoir de conserver un patrimoine qui nous permet d'apprécier la vie. Car plus je regarde la Venus de Milo, plus je vois une femme d'aujourd'hui, vers laquelle se tourneraient les regards de passants, dans une ville de l'Espagne ou de quelque pays méditerranéen.
Tandis qu'à force de regarder les femmes de magazines, nos modèles d'aujourd'hui, à partir desquelles on "pèse et mesure" les critères d'une beauté qui se voudrait plus moderne, eh bien je ne vois plus rien. Plus rien d'érotique. Plus rien d'Aphrodite.

Par RanDom - Publié dans : Archives
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 20:17
 

Elle dort
Il perle                                  
Nous bouclons 
Tu scelles
J’aime

J'aime (aussi) Chuipala, Sidji, Isa, LOeil

Je re-compose ci-dessous le Dix mots que Lorange-Violette m'écrit dans son commentaire.
Parce que j'aime !
Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée - Un Homme et une femme 
Il caresse, elle soupire, nous embrassons, tu cries, j'aime !


Il faut dire qu'en plus de ses Dix mots, j'aime son aquarelle... 



Vous trouverez aussi parmi les commentaires le Dix mots de Koulou dont j'aime la philosophie et la princesse rose !

Par RanDom - Publié dans : Archives - Communauté : Dix mots
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 23:32

LECTURES

 

Tzvetan TODOROV dénonce l’ignorance comme un mal de notre époque ; cette ignorance conduit à la peur de l’autre et à l’apparition de violences barbares, qu’on croyait disparues depuis les Lumières, mais qui provoquent tant de morts depuis le XXe siècle. Cette ignorance est également le nœud d’un livre pour enfants, écrit par Tahar Ben Jelloun : L’École perdue.

 

Pourquoi faire un compte-rendu de ces deux livres ? Pour montrer que l’éducation, dont la fonction première est de lutter contre l’ignorance, n’est pas un produit de consommation. L’éducation est un droit (voir l’article 28 de la Convention internationale – ONU – relatives aux droits de l’enfant), et plus qu’un droit, c’est un devoir d’État à l’égard de ses futurs citoyens. L’école, ce n’est pas seulement pour trouver un métier. L’école, c’est pour permettre de vivre en paix, heureux, l’esprit ouvert et libre. Un métier, grâce au salaire mérité, permet certes un bonheur relatif, mais l’argent n’est pas suffisant. Sans instruction, nous tournons en rond, sans moyen de surmonter toutes nos angoisses ; tandis que les autres pourraient nous aider à vaincre ces angoisses, nous préférons juger les autres responsables de nos malheurs.

 

Aller vers l’autre pour apprendre, afin d'échanger nos solutions, c’est la meilleure méthode pour lutter contre l’ignorance et pour faire la paix. La paix avec l’autre et la paix avec soi.

 

Lire mon compte-rendu de Tzvetan Todorov (La Peur des Barbares).

À suivre, mon compte-rendu de Tahar Ben Jelloun (L’école perdue).

 


REVUE DE PRESSE

 

La fin de semaine est l’occasion pour moi de faire un tour dans une presse pour découvrir de nouvelles sources d’information. Et puis comme le mois de décembre débute, c’est la promesse de nouveaux dossiers à décortiquer.

 

&L’Histoire arrive directement chez moi puisque j’y suis abonné.

 

& Je me procure le nouveau numéro du Monde Diplomatique. L’article central traite de « l’Europe énergétique entre concurrence et dépendance ». Environ deux tiers du gaz naturel consommé dans l’UE sont importés. Inquiète de sa dépendance vis-à-vis de la Russie, son premier fournisseur, l’Europe veut diversifier et sécuriser ses approvisionnements gaziers. Symétriquement, Moscou prospecte de nouveaux marchés et maîtrise le tracé des principaux gazoducs : dépendre d’un seul client disconvient au Kremlin. Je remarque au passage un graphique montrant les énergies utilisées pour la production d’électricité dans l’UE. Le nucléaire est la première source d’électricité, en légère baisse face au gaz naturel qui apparaît en second. Baissent également le charbon (3e), l’hydraulique (4e) et le pétrole (5e). L’éolien, en augmentation, est en passe de dépasser le pétrole. Un autre thème appelle des développements ultérieurs : un article, à la page 25, rappelle en effet « un phénomène systématiquement sous-estimé : cette glace qui fond en Antarctique. »

 

& Le Courrier International fait sa une sur les assauts terroristes du 26 novembre à Bombay. Ces violences ont un retentissement international ; il faut dire qu’il y a, parmi les victimes, des Français. Par contre, on parle peu du Zimbabwe ou de la République démocratique du Congo ; quelques apparitions, ces derniers temps, sur France Inter, me poussent à m’informer sur la situation de ces États africains.

 

& J’ai longtemps hésité à prendre le numéro trimestriel de GÉO Histoire sur « L’Égypte des Pharaons ».  J’ai déjà tant de documentation sur l’Égypte ! Mais après avoir terminé mon cours de 6e sur l’Égypte, après avoir assisté à la passion de mes élèves qui m’amenèrent leurs livres et me firent leurs exposés, d’eux-mêmes, sans que je ne demande rien (je m’étais contenté de leur offrir un cadre méthodologique à l’intérieur duquel ils devaient se sentir libre d’apprendre à leur guise), après ça, il fallait que je fasse une sorte de deuil. D’autant que c’est peut-être la dernière année que j’enseigne l’Égypte, ou que j’y consacre autant – mais si peu – d’heures… Or, le numéro de GÉO Histoire fait écho au documentaire vidéo que les élèves me demandèrent de voir et que je leur montrais : « Quelle aventure ! Sur les traces des Pharaons ». Et c’est cyclique, comme la crue du Nil, je retrouve l’envie de refaire le voyage de Vivant Denon (Voyage en Basse et Haute Egypte)…

 


INSOLITES

Lu dans le Courrier International, n° 937, du 16 au 22 octobre 2008, p. 66 :

« Les ménagères de Marino, en Italie, s’apprêtaient à faire bouillir l’eau des pâtes quand du vin s’est mis à couler des robinets d’une dizaine de foyers. Se ruant à son balcon, l’une d’elles a crié au miracle. Pendant ce temps, sur la grand-place, on attendait en vain que la fontaine crache du vin, comme chaque année lors de la fête du Raisin. Les plombiers municipaux avaient malencontreusement envoyé l’alcool dans le réseau domestique, rapporte Il Sole-24 Ore. »

 

     Pour conclure cette journée dans la bonne humeur d’un verre de bière belge, voici une ultime leçon de géographie… J’achète donc un pack de bière belge d’abbaye et je lis sur l’emballage : « Vous avez choisi de déguster la meilleure bière d’Europe ».  Ce slogan me rendit très fier d’avoir bon goût. Mais je me souvins que le marketing offre un certain décalage avec la réalité. La médaille d’or de l’European Beer Star 2007 est du plus bel effet sur le carton… Mais ma curiosité, elle, est mal placée. Je lis : « Le concours European Beer Star Award réunit 575 bières venues de 28 pays d’Europe. » Et je tiens dans les mains les six meilleures bouteilles ! « Les récompenses or, argent ou bronze sont attribuées par un jury international d’experts, aux bières qui se rapprochent le plus des critères de sélection fixés pour chaque catégorie. » Et je caresse le pack comme s’il s’agissait d’un trésor découvert par des experts internationaux ! « Fin novembre 2007, l’A………… Blonde a obtenu la plus haute distinction… » Et avec émotion, je dépose délicatement ce breuvage doré dans mon chariot.  « … la plus haute distinction dans la catégorie Bière Blonde de Belgique. » Autre façon de reconnaître que j’allais déguster la meilleure bière belge d’Europe que ne sauraient égaler les 27 autres pays d’Europe pas assez fous pas assez belges pour cela !

Les Egyptiens de l'Antiquité aimaient, eux aussi, la bière. Et momifiés, je les vois trinquer à ma santé en élevant au-dessus de leurs pyramides égyptiennes, sans conteste uniques au monde, la meilleure bière belge du monde qu'aucun pays non belge ne saurait imiter...

Par RanDom - Publié dans : Archives
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 16:50

Voici une petite notice sur un livre que je ne me suis pas encore procuré mais cela ne devrait pas tarder. Cet essai intéresse à la fois le citoyen et l'historien.
De l'Europe.

TODOROV Tzvetan

 

LA PEUR DES BARBARES,

Au-delà du choc des civilisations.

 

Paris, Robert Laffont, 2008, 320 pages, 20 euros.

 

Un nouvel essai de Tzvetan Todorov répond de manière approfondie à celui de Samuel Huntington sur le Choc des civilisations, éd. Odile Jacob, 1997. Son titre : La peur des barbares, nous renvoie à cette période du Ve siècle lorsque les Romains voient s’installer sur leur territoire des peuples d’origines diverses qui composeront bientôt la mosaïque européenne.

 

L’ouvrage de Tzvetan Todorov est un manifeste éclairé en faveur de la cohabitation des cultures, dont l’Union européenne devrait être un exemple. Mais à cause de l’ignorance et du réductionnisme, la peur de l’Occident et le ressentiment des autres, notamment du monde musulman, ne facilitent pas cette cohabitation. Réductionnisme ? Réduire un milliard de musulmans à l’islam, l’islam à l’islamisme, l’islamisme au terrorisme, a provoqué des conflits entre des peuples qui devraient pouvoir vivre ensemble.

 

Tzvetan Todorov analyse le discours de Ratisbonne de Benoît XVI et montre à quel point l’islamophobie est répandue en Occident, jusque dans les paroles publiques des élites. Or à quoi bon enseigner l’idéal andalou de l’Espagne musulmane (où cohabitaient musulmans, juifs et chrétiens, notamment dans le domaine scientifique et culturel) si les élites refusent de construire l’Europe sur non pas une seule identité mais une pluralité d’identités et de mémoires européennes. Todorov ne néglige pas la nécessité des frontières et d’une défense armée. S’appuyant sur une vision humaniste, il met au contraire le doigt où ça fait mal : la peur, le ressentiment, l’ignorance, des maux qui sont de notre époque, des maux habituellement associés au Moyen Âge mais qui sont bien actuels et qui interdisent la paix et la cohabitation tranquille.

 

 

Voir une notice détaillée de l’auteur : Tzvetan TODOROV sur le site de Biblio Monde.

 

Lire la critique de Télérama (n° 3069, 5 novembre 2008), p. 71 :

« Le sale air de la peur ».

L’argumentaire lumineux d’un philosophe contre le repli identitaire.

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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 21:41

 

 

     Il fut un temps où je visitais les châteaux forts, accompagné de mon valet Pignouf. C’était le bon temps. Nous avons conquis une multitude de forteresses : Luynes, Langeais, Saumur, Angers… Le Val de Loire n’a plus de secret pour nous ! Hélas, nous vivons à une autre époque où les pierres ne sont plus que ruines et où s’élèvent, à la place, des blogs. On prétend que la communication est désormais facile : si vous avez besoin d’un cheval, un seul clic sur un moteur de recherches suffit pour l’obtenir ! Tandis qu’à notre époque (disons 93 au carré après que j'ai su), nous n’avions à notre disposition, ni l’électricité, ni le clavier azerty, ni le clic droit de la souris. Nous ne disposions que de noix de coco. C’est Pignouf qui trouva la méthode : il en cassa une en deux moitiés égales et les frappa suivant un rythme dont lui seul connaissait le tempo… Pataclop pataclop pataclop pata pataclop pataclop pataclop pâtpâtaclop pataclop pataclop paclop clope lop hop pppppppppp. J’étais devenu un chevalier fringant sur son fier destrier, et Pignouf me suivit (bien obligé), dans toutes mes quêtes du Graal.

 

Qu’importe alors de savoir si une ou deux hirondelles, européennes ou africaines, peuvent décemment transporter une noix de coco à travers les hauts sommets alpins, conformément aux lois de la nature… Je vous laisse à vos doutes cartésiens, il y a mon valet et mon cheval qui m’appellent !

 

«  Seigneur RanDom, vraiment, je n’y arrive pas !

-          Eh bien essaye avec une scie à métaux, je ne sais pas, débrouille-toi, t'es le valet, Pignefou.

-          Désolé, Sire, mais j’ai même tenté le chalumeau. Rien n’y fait…

-          Et avec une lime à ongle ?

-          Pas plus de résultat qu’avec le vilebrequin.

-          On va devoir se contenter d’un vrai cheval, alors ?

-          Je le crains, Seigneur RanDom !

-          Mais je ne sais pas monter à cheval, moi… 

-          On peut prendre une voiture, sinon ?

-          Tu sais très bien que nous n’avons pas le permis de conduire, Foupigne !

-          Oui, mais en frottant la râpe à fromage contre la noix de coco, je peux peut-être faire le moteur d’une deux chevaux… »

 

Eh bien si vous entendez, à proximité de vos blogs, un bruit bizarre à base de noix de coco, nous vous supplions d’ouvrir. Vite ! Que nous ne restions pas là, à faire semblant de jouer les Don Quichotte et Sancho Pansa juste pour faire croire que cette noix de coco s'appelle Rossinante...

Pignouf ! Il faut savoir murmurer aux oreilles d'une noix de coco...

 

 

 

Parmi les blogs rencontrés au cours de ma dernière quête du Graal, certains sont dignes des châteaux de leur Loire et je les aime très fort :

 

Les Petits Mots de Cat (autre libératrice d'Orléans).

 

Le Blog-Note des Indestructibles (une maîtresse à force de Joué-lès-Tours).

 

Et pour tous les chevaliers de la Toile Ronde qui voudraient conquérir à leur tour mon blog fortifié, je leur conseille de relire les mots de Mina dans son article "Conquérants".

 

"Seigneur RanDom, nous n'avons plus d'avoine !

- Et alors ?

- Oh, je ne dis pas ça pour vous, mais la noix de coco, elle n'avancera que si vous lui cédez un peu d'avoine. Or nous n'en avons plus !

- Tu as essayé la carotte, Bonpignouf ?

- Ben justement, la noix de coco, elle n'aime pas la carotte râpée."

 

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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 11:58

"Bonjour…

       

        Vous désirez quelque chose, peut-être ?"


      −        Euh… Bonjour… C’est ici la page d’accueil ?

        Ah non, m’sieur-dame, c’est pas ici la page d’accueil. Ici, c’est la chambre à Pignouf. Et vous voyez, il dort…

        Désolé de vous déranger. On a dû manquer un lien quelque part.

        Oh, vous n’êtes pas les premiers, m’sieur-dame, si vous saviez. M’en font voir les deux gusses ! C’est toujours un bazar ici et c’est que ça coblogue, ben voyez par vous-même si c’est du propre !

        Hum… Et sinon, comment on fait pour rejoindre la page d’accueil ?

        Ah bien, c’est pourtant pas compliqué, il faut juste cliquer sur l’autre, le Gnouf, pour le réveiller !

   Merci bien Madame… Mais vous êtes sûre que…

        Qu’il va continuer de ronfler ? Oh oui, ça, j’en suis certaine. 

        Mais vous-même ?

        Oh la la, ne vous en faites pas pour moi, je ne suis que son rêve, la fée du blogis. Alors vous pouvez bien partir de là parce que moi, vous voyez, c’est depuis tout à l’heure que je n’arrête pas de repasser ici ! "

Par RanDom - Publié dans : Archives
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 22:25

Pignouf aime déguster de bonnes bières et il fut initié par un collègue alsacien du temps où il enseignait dans le nord de la France. Pour se familiariser avec la culture germanique, il regarde fidèlement une petite émission qui passe le dimanche soir à 20h00, exclusivement sur la chaîne franco-allemande (arte). Il s'agit de Karambolage. Herr Pignouf m'a demandé de mettre un lien sur mon blog pour pouvoir visionner les vidéos proposées sur le site d'arte. Voici donc un lien pour revoir cette semaine l'émission du dimanche 23 novembre 2008.

 

Au sommaire de l'émission : Le quotidien : Vous avez envie de découvrir Paris ? Volker Saux nous propose une introduction sur le boulevard périphérique... Une vraie leçon d'histoire-géographie pleine d'humour. Ce qui me manque : Willy Rollé vit en Allemagne depuis 10 ans. Il n’y semble pas malheureux, même si quelques petites choses lui manquent (ne manquez pas ce soir,  la Magic Powder, cette fameuse poudre magique qui permet aux noirs de se raser). Le rituel : Felicitas Schwarz nous raconte comment on maltraite les célibataires dans certaines régions en Allemagne. Les Français ont leurs saintes Catherine (25/11) et les Allemands ?

 

Ce rituel troubla un peu notre ami Gnouf, célibataire trentenaire. Il préfère largement l'autre rituel allemand : la fête de la bière. Mais rassurez-vous, ce n'est pas pour noyer sa solitude... Puisqu'il coblogue avec moi ! Ce soir, il me tend le Courrier International, n° 935, du 2 au 8 octobre 2008, et me demande de lire la p. 55 (insolites). "Il faut absolument retranscrire cette nouvelle sur ton blog, c'est un scandale !" Mais quel est ce scandale ?

 

La célèbre fête de la bière débute en septembre. Qu’elle s’appelle pourtant Oktoberfest ne pose pas de problème. Où est alors ce scandale ? Les Lederhosen (fières culottes de peau bavaroises) sont fabriquées en Chine ! Certes, les visiteurs ont honoré dignement la tradition, éclusant 450 000 litres de bière dès le premier week-end des festivités, mais beaucoup d’entre eux arboraient des « pseudo-costumes » fabriqués en Chine, en Inde ou en Europe de l’Est. Otto Dufter, directeur de la Fédération bavaroise des costumes traditionnels (cité par Der Spiegel), s’indigne ! Les modèles importés coûtent tout de même quatre fois moins chers que les pantalons taillés dans le cuir de cerf des forêts bavaroises. À 150 euros la culotte étrangère (contre au moins 600 euros pour la version locale), « grande est la tentation de s’asseoir sur son identité nationale… »

 

- Pignouf, tu t'imagines en culotte de peau de cerf ?

- Mais parfaitement, Môssieur !

- Eh bien tu éviteras de bramer, alors...

- RanDom, juste une question au passage, tu ne te moques pas hein, mais un cerf en rut, ça brame en quoi, en bavarois ou en chinois ?

- Pignouf, ton verre, tu le poses, et tu vas te regarder dans une glace...

- ...

- Qu'est-ce que tu vois ?

- Je me vois, moi !

- Et tu parles dans quelle langue ?

- En français, pardi !

- Ton caleçon, il vient d'où...

- Hum, attends, je regarde la marque...

- Ah ben ça doit venir de France !

- Oui, Pigne, ça vient de France et tu parles français, donc, il y a bien une relation entre la nationalité de ton caleçon et ta langue ! Si tu portes une culotte bavaroise, je parie fort que tu te mettras à bramer : "Kannst du mir anderes Bier dienen ?"

 

Qui doit vouloir dire : "Peux-tu me servir une autre bière ?"

 

Pignouf m'observe, dubitatif ou inquiet, je ne saurais dire, mais j'ai dû y aller fort, car il s'abstient de m'en demander un autre, de verre, et part se coucher...

 

 

 

Par RanDom - Publié dans : Archives
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Des mots entre nos chairs

Notre plaisir tient à ce baiser mêlant aux mots des autres nos propres mots pour composer des chairs, des chairs qui, entre nous, pourraient nous rendre légèrement sensibles. Alors bienvenue sur ces rives où Dam & son coblogataire Pignouf vous accompagnent.

De leur écriture.

Et n'oubliez pas de balancer votre petit caillou pour en compter les ricochets. On ne sait jamais, peut-être bien que l'Auzette...

Quelques notes de passage

Un mot plus haut

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