Mes photos

Vendredi 13 mars 2009

        Ciao Rosa,

        Je t'écris ici parce que j'ai lu mon nom chez toi. Je vais régulièrement sur ton blog pour découvrir tes jolies photos, mais cette fois, c'est ma soeur qui m'a prévenu :

 

        "RanDom ! Tu es taguée par Rosa !"

 

        Sauf que Pignouf, il n'a rien compris, il a cru qu'il fallait utiliser une photo avec des tags dessus. Et comme il rentrait de banlieue parisienne, ça tombait bien :


        Nous avons réalisé que nous ne respections pas la bonne règle en découvrant le cliché de Cat. Elle explique qu'elle a pris la sixième de sa dernière série de photos.

        Pignouf et moi, nous l'avons sous les yeux, notre dernière série de 578 870 532 photos, et comme nous ne savons pas compter jusqu'à 6 (puisqu'on s'arrête toujours au 5e doigt de la main droite), eh bien nous avons décidé de choisir la plus jolie des 578 870 532. Après un classement qui nous occupa de nombreuses journées, nous avons décidé de mettre en ligne cette image :

Clique sur la photo pour l'agrandir...

        Rosa, si tu nous demandes pourquoi avoir choisi ce cliché, Pignouf te répondra :
"Parce que le petit oiseau va sortir !"

        Quant à moi, je te répondrais que la 6e photo montre une chatte à l'affût, en train de saisir la jolie queue du paon. Je ne pouvais donc pas révéler ce moment magique, cela risquerait de faire fuir le printemps. Il faut tout de même remercier Cat, car elle m'a fait partager son regard, et ses photos du paon sont aussi magiques que les instants passés avec elle.

        En te remerciant, Rosa, de m'avoir fait participer à ce jeu photographique, je te prie de recevoir l'assurance qu'il n'a été fait aucun mal à ce... pan !

        Trop tard, je crois qu'un chasseur l'a abattu !

        Ouf, il s'agit juste d'une chanson de Jacques Higelin...

        Sinceri saluti-ti mando baci e ti dico a presto !
Par Dam
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Jeudi 26 février 2009

Mon horloge est en panne ! Besoin de nouvelles piles ?
Plus écologique, Pignouf me conseille de regarder par la fenêtre, puisque je peux apercevoir de chez moi le campanile de la gare des Bénédictins.
[Cliquer sur chaque photo pour agrandir].


Encore faut-il avoir de bons yeux... Comme je suis myope, je dis à Pignouf que son tuyau ne vaut rien. Vexé, le voilà qui grimpe sur les toits et avec un bon zoom...


Oh là, Pignouf, ne vas pas te casser la binette, que ne ferais-je sans toi ? Revenu à la raison, Pignouf s'accorde le droit de photographier, comme tout le monde, la gare des Bénédictins, à Limoges...


Pour l'heure, merci, ne vous dérangez pas !

Par RanDom
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Mercredi 25 février 2009

Nos fontaines sont éteintes
Vide est le bassin
Nous vous laissons le banc
Public où c'est votre tour
Sous nos fenêtres
De vous conter fleurette




 

Photo de RanDom, 25 février 2009, Limoges, jardin de l'évêché.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir...
 

Par RanDom
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Mardi 10 février 2009

Limoges est reliée à Paris par la gare d'Austerlitz. Avant de m'enfoncer dans le sous-sol parisien pour changer de train et me rendre en banlieue, je ne peux m'empêcher de sortir prendre l'air. Il faut dire que le pont d'Austerlitz est l'un de mes préférés : je sors de la gare, je traverse la Seine, je regarde notre capitale comme s'il s'agissait d'un décor de théâtre. En continuel chantier, au moins depuis le Moyen Âge et Notre-Dame jusqu'à nos jours...

Cliquer sur chaque photo pour les voir en grand format.



De gauche à droite : le Panthéon qui rassemble des personnages ayant fait notre Histoire, l'Université de Jussieu entre Sorbonne et Institut du Monde Arabe, la cathédrale Notre-Dame derrière le pont de Sully. Au centre, une grue rouge qui monte le décor. Sur la Seine, un bateau qui relie les différents chapitres de ce livre de pierre.


J'aime le pont d'Austerlitz qui offre un point de vue unique sur plusieurs monuments emblématiques de Paris. J'aime la Seine qui souligne en bleu les façades grises aux fenêtres posées là comme les âmes d'un Paradis toujours renouvelé. De l'autre côté, on verrait Bercy, la bibliothèque F. Mitterrand et d'autres immeubles de verre qui semblent former les grandes serres urbaines de nos cultures modernes.
 
Les ponts sont pour moi des lieux privilégiés d'observation. Entre deux rives, entre deux temps. Ci-dessus, le doigt de la cathédrale pointé vers le ciel de midi. Ci-dessous, le Panthéon qui surgit du minuit de la Terre et dépouille les arbres de leurs feuilles comme il rythme nos histoires de ses deuils.


   

En traversant le pont, mon esprit dérive. Au lieu de s'enfermer dans quelque méditation, il s'ouvre au contraire à ce qui lui est donné à voir. Tandis que la vie parisienne pousse ses habitants ou ses touristes à filer rapidement sur Seine, je prends la liberté de m'arrêter en plein milieu du pont, et je suspends le temps. Quel spectacle ! Je ressens les mêmes émotions que dans le noir d'une salle de théâtre ou de cinéma...


Quitter le pont m'est pénible, surtout que je dois rejoindre les entrailles de Paris. Mais ce pont d'Austerlitz m'offre un autre trésor. Il m'entraîne dans les bras du Jardin des Plantes. L'immense façade harmonieuse du Muséum d'Histoire Naturelle avoisinant le gracile et gracieux minaret de la mosquée me rappelle que Paris n'est pas qu'une ville mais tout un monde, un univers dans lequel je me perdrais bien s'il ne fallait pas me retrouver à démêler maintenant les racines de son métropolitain.

Cliquer sur chaque photo pour les voir en grand format.

Par RanDom
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Dimanche 25 janvier 2009

Gros écriteaux et petite Vierge Marie ou Divieto di affissione, avril 2008

Pignouf n’est pas croyant et pense plus souvent à sa mère qu’à la Vierge Marie.
Alors pourquoi cette photo ?

 

« Tu files trop vite dans les rues, RanDom, tu n’écoutes jamais ce que les murs te disent ! »

 

Je m’arrête. Je vois le temps qui passe, avec ce crépi rouge qui pâlit et des briques qui perdent leur peau. Nous sommes à Venise où les masques tombent. « Défense d’afficher » interdit le petit panonceau crucifié sur la façade. Tout porte à l’humilité. Cependant, en noir sur blanc, de grosses lettres nous situent, de grands cartouches repeints là nous rappellent quelques indications de lieux. Il ne faudrait pas se perdre dans les ruelles de la Sérénissime, il ne faudrait pas s’égarer dans les lignes tumultueuses de ses vies et canaux. Je suis sur le petit pont, à prendre la photo. Le chant d’un gondolier se précise. Il cherche peut-être à m'avertir. Il veut peut-être ajouter quelques contes de plus à mon cliché.

 

« Pourquoi repeindre ces indications de lieux, de paroisses, de ponts, si on laisse leurs murs ainsi décrépir ? »

 

Ces grands cartouches en noir et blanc me font penser à ceux que l’on trouve au bas des paquets de cigarettes : « Fumer nuit gravement à la santé ». Leur violence contraste avec la douceur qui entoure la Vierge Marie. Elle est abritée dans son alcôve. « Défense d’afficher ». On a repeint son nom, en grosses lettres sur un champ d’un blanc immaculé. Deux anges, qu’on pourrait prendre pour deux cupidons, ouvrent les rideaux et elle apparaît dans toute la gloire de sa maternité. Une couronne torsadée paraît la suspendre dans les airs, hors du temps, hors du mur. Je me demande même si ce n’est pas elle qui blanchit le crépi pour atténuer la couleur de la Passion.

 

Et puis me vint le doute… Que veulent ces gens qui s’affichent ainsi sur ce mur, tel ce passant qui ne peut s’empêcher d’y laisser quelque graffito ? Ouvrent-ils leurs fenêtres et leur esprit à la douce gloire de la Vierge Marie ou cherchent-ils plutôt à attirer notre attention sur autre chose ? La Vierge Marie est au centre, mais que ne fait-on pas pour détourner les regards de ce centre ! Que ne fait-on pas pour rappeler l'identité de cette femme amoureusement sculptée, comme si l'on craignait un retour au culte gréco-romain de la Fortune ! Le temps passe, les cultes se succèdent, mais les espoirs de gloire et d'éternité sont restés. « Défense d’afficher » disait pourtant le panonceau crucifié sur un crépi en voie de décomposition…

 

« Allez, file, RanDom ! Si tu persistes à vouloir comprendre les murs, tu risques de devenir sourd ! »

 

Paroisse Santa Maria Gloriosa Dei Frari

Par RanDom
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Des mots entre nos chairs

Notre plaisir tient à ce baiser mêlant aux mots des autres nos propres mots pour composer des chairs, des chairs qui, entre nous, pourraient nous rendre légèrement sensibles. Alors bienvenue sur ces rives où Dam & son coblogataire Pignouf vous accompagnent.

De leur écriture.

Et n'oubliez pas de balancer votre petit caillou pour en compter les ricochets. On ne sait jamais, peut-être bien que l'Auzette...

Quelques notes de passage

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