Petits canards d'Auzette aux Etats-Unis

« Ces jolies maisons du Montana »

Je ne m’intéresse pas à la presse people, mais les people investissent parfois les journaux que je lis par-dessus mon café. Ainsi ai-je trouvé ce petit article du Monde Diplomatique, daté d’octobre 2008, p. 9 :

 

« Responsable de la réglementation du secteur de l’énergie au Montana, M. Bob Raney observe la multiplication des nouvelles constructions autour de lui : « Le boom de l’immobilier n’est pas encore terminé ici, il y a 35 millions de riches dans ce pays [soit l’équivalent d’une moitié de population française, note de RanDom]. Ils peuvent continuer à acheter des résidences secondaires. » Nombre de démocrates [du camp de Barak Obama] se réjouissent de cet afflux de nouveaux venus. Socialement libéraux, sensibles à la nature, ces derniers auraient pour effet de marginaliser les républicains [du camp de Robert McCain], à la fois hostiles à la défense de l’écologie et soumis à la droite religieuse. Moins enthousiastes, les habitants de l’Ouest les soupçonnent plutôt de vouloir transformer les rues principales de leurs petites villes en un « corridor de Starbucks et de studios de yoga ». Surtout, ils font flamber les prix des terrains.

 

« Avec l’arrivée de Ted Turner, de Peter Fonda, de Mel Gibson, de Whoopi Goldberg, de Michael Keaton ou de Jeff Bridges, le Montana est devenu à la mode. Les petits chalets rustiques d’autrefois jouxtent des « maisons-trophées » tape-à-l’œil, protégées par des barrières, des barbelés. Et les terres qui les entourent ne sont plus toujours accessibles ; certains propriétaires aimeraient même se réserver l’usage des rivières. Question écologie, ces grandes villas, même vides la plupart du temps, consomment beaucoup d’énergie. Une certaine température est en effet nécessaire pour que les canalisations résistent aux rigueurs de l’hiver dans les Rocheuses.

 

« Quand il pense à ces nouveaux intermittents de la résidence, M. Brian Schweitzer, gouverneur du Montana, en dresse un bilan glacé. Comptable même : « Ils emploient des gens pour construire leurs maisons, ensuite pour s’en occuper. Ils contribuent à notre assiette fiscale. Leurs enfants n’utilisent pas nos écoles, eux rarement nos routes puisqu’ils ne sont pas souvent là ; ça ne coûte pas grand-chose. »

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